Apres avoir reunis quelques cours et avoir fini de les mettre en ligne, voila ce que j'ai recolté pour vous. J essarais dans mettre un peu plus.
Parfum exotique, Baudelaire
FICHE
BAC
Groupement
« Voyage et Poésie »
« PARFUM
EXOTIQUE »
C.
Baudelaire
Vie de Baudelaire, voir texte
précédent : Invitation
au voyage.
Le sonnet présente 2 mouvements en
écho qui se répondent.
2 parties en chiasme : « Quand […] je respire […] je vois » (Q1) puis « Je vois […] pendant que le parfum […]» (Tercets)
Une alternance odeur/vue tout au long du poème : « Je respire », «je vois », « guidé par ton odeur », « je vois » puis « pendant que le parfum ».
Approfondissement de l’ « odeur » (Q1 et T1) en « parfum » (T2), plus noble. Mais aussi, l’odeur est liée au corps (« l’odeur de ton sein chaleureux » et « ton odeur ») contrairement au parfum, lié à l’âme (« le parfum […] se mêle dans mon âme »)
Ils ne sont composés que d’une seule phrase grammaticale (un seul point)
Les « ; » séparent les différents éléments de la phrase, les 3 compléments du verbe principal voir (« je vois »), ils ponctuent les différents éléments de la vision (« rivages heureux », « une île paresse […] » et « des hommes […] et des femmes »).
De plus, le 2ème quatrain est lié au premier car c’est le développement du terme « rivages heureux » présent à la fin du 1er quatrain.
Les rimes sont embrassées dans les 2 quatrains et
elles rapprochent ainsi
les 2 éléments principaux : vue et odeur
représentés par les verbes du 1er
quatrain (« sein chaleureux »
complément de
« respire » et
« rivages heureux »
complément de
« vois »). Elles
rapprochent aussi les 2 éléments de la vision
dans le 2ème quatrain
(« l’île […]
donne » rime avec
« l’œil […]
étonne »)
Les tercets par rapport aux quatrains
(structure en écho ?)
A la phrase unique des quatrains, répond la phrase unique des tercets.
Dans les quatrains, on avait une proposition temporelle suive de la principale (par ex : « Quand […], je respire »), ici, on a la principale suivie de la temporelle (« je vois […] pendant que […]»)
L’odeur était en proposition principale dans les quatrains (« je respire l’odeur »), elle est à présent dans la subordonnée (« Guidé par ton odeur […], je vois »)
On remarque que le poème est organisé autour des compléments de temps et de leur noyau, l’odeur : « Quand (CT) […], Je vois (principale) […]. Guidé par ton odeur (CT) […], Je vois (principale) […], pendant que (CT) ».
Le quatrain de rimes des tercets et croisé, il y a donc un changement par rapport aux autres quatrains (rimes embrassées). Ce changement traduit une rupture symbolique. Ainsi peuvent être rapproché dans le système de rimes croisées : « la vague marine » et « enfle la narine » (cf. II.3) et les « tamariniers » (arbres exotiques aux vertus magiques) du « chant des mariniers » qui, par le jeu de la rime, reçoit pour l’âme (car ils s’y mêlent) une connotation magique.
II°) Une
Vision paradisiaque
Un bonheur reçu (que peu passif)
Passif : Il ne s’agit pas de s’agiter, l’île est « paresseuse » mais d’avoir les « deux yeux fermés » (le regard intérieur accentue la réceptivité), de respirer (« respire », « odeur », « parfum »,…) et se laisser guider par les sens (cf. II.2) pour voir (« je vois »). Et c’est ainsi que l’ont peut être ébloui : « éblouissent », « feux », « soleil » (termes appartenant au champ lexical de la lumière)
Reçu : C’est la nature qui donne (« où la nature donne »). On peut remarquer un jeu sur la grammaire à l’intérieur de ce quatrain : la « nature donne des arbres singulier et des fruits savoureux », les hommes et les femmes dépendent, certes du verbe de la principale « voir » (cf. I.1) mais ils en sont séparés par la disposition des quatrains. Par ailleurs ce qui concerne les hommes et les femmes (« corps […] vigoureux », « œil qui […] étonne ») rime avec la nature qui « donne » des « fruits savoureux ». Le sens est contaminé, c’est aussi la nature qui donne des hommes et des femmes. Cette contamination est redoublée par le symbolisme de l’arbre viril et du fruit plus féminin.
Les 5 sens sont présents : Vue, odorat, ouïe (« chant des mariniers »), goût (« fruit savoureux ») et toucher (« chaleureux », « vigoureux »). La présence des 5 sens conduit au bien être de l’ « âme ».
L’odeur mot qui se répond dans le 1er quatrain et dans le 1er tercet et celle de « ton sein » sachant que le mot est employé comme euphémisme (cf. Bible) et devient « ton odeur » (1er tercet) qui est celle de la femme aimée.
C’est cette odeur qui déclenche la vision et lui donne sa tonalité : la chaleur (de l’ « automne », « chaud », « chaleureux », « feu », « soleil »,…) et le charme féminin (« charmants climats »). La tonalité conduit à l’éblouissement (mot qui se trouve au milieu du champ lexical
Le thème érotique est développé est approfondi par la « vigueur des hommes » (virilité) (en rapport avec l’adjectif qualificatif : « savoureux ») et par la « franchise » du regard perçue que par les « yeux fermés » du poète.
L’odeur de la femme et son charme (« charmants climats »), conduit à la vision du port (dans lequel on rentre après la sortie symbolique) et à ses symboles phalliques des mats et érotique du mouvement de la « vague marine » celle-ci rimant avec « enfle la narine » (suggérant l’excitation)
CONCLUSION
Utilisation des ressources du sonnet.Une vision
intériorisée d’un paradis sensuel
où
l’exotisme reçoit la charge
érotique du poème(Exotique et érotique)